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L’Ostéopathie, c’est quoi ?

L'Ostéopathie, c'est quoi ?

« J’ai commencé à réaliser le pouvoir qu’a la Nature de guérir après que la correction de certaines anomalies a permis de rétablir la circulation d’un sang pur et sain, le plus grand des germicides connus. Armé de cette foi, j’ai commencé à traiter les maladies par l’ostéopathie. » A.T.Still.

Qui n’a pas déjà entendu « l’ostéopathie, c’est quand ça craque c’est ça ? » ou encore « c’est pas tout ce qui concerne les os ? » ou même « c’est celui qui remet les os en place ? ». L’ostéopathie fait l’objet de beaucoup de préjugés, parfois à tort, et cela mérite d’en parler. Mais alors, Ostéopathie, qui es-tu ?

Tout d’abord, étymologiquement, ostéo vient du grec osteon, qui veut dire « structure ». Pathie vient du grec pathos, qui signifie « la maladie ». Par ailleurs, path désigne aussi « le chemin » en anglais, faisant l’analogie d’une santé optimale vers laquelle chacun de nous tend à atteindre.

Une définition a été élaborée en 1987 lors de la « Convention Européenne d’Ostéopathie » par le Professeur Pierre Cornillot, Président de l’Université de Paris-Nord Bobigny : « La médecine ostéopathique est une science, un art et une philosophie des soins de santé, étayée par des connaissances scientifiques en évolution. Sa philosophie englobe le concept de l’unité de la structure de l’organisme vivant et de ses fonctions. Sa spécificité consiste à utiliser un mode thérapeutique qui vise à ré-harmoniser les rapports de mobilité et de fluctuation anatomiques. Sa science comprend notamment les connaissances comportementales, chimiques, physiques et biologiques relatives au rétablissement et à la préservation de la santé, ainsi qu’à la prévention de la maladie et au soulagement du malade. »

De ce fait, l’ostéopathie considère les individus dans leur globalité, l’être humain est une entité psychologique, anatomique et physiologique dont tous les éléments constitutifs sont interdépendants. Plutôt que d’agir sur la zone douloureuse, l’ostéopathe cherche à redonner au corps le moyen de retrouver son équilibre en localisant les zones de perte de mobilité, même à distance de la zone douloureuse, et en les normalisant.

Une Philosophie thérapeutique

Spencer, philosophe et sociologue anglais du XIXe siècle, a souvent évoqué l’évolutionnisme sur les bases de la théorie de Darwin. Il expliquait qu’on évolue en permanence, par la matière, la biologie, la psychologie ou le social. Ce dernier a écrit des concepts que Still a repris et a appliqué à l’ostéopathie :

  • Unité de tout système vivant : chaque partie vit pour et par l’ensemble (interdépendance).
  • Étroite relation de la structure (par exemple un muscle) et de la fonction (pour le muscle c’est le mouvement), l’un agit sur l’autre et vice versa.
  • Le mouvement (changement) comme manifestation première de la vie (l’impermanence de toute chose de la vie, tout évolue).
  • La nécessité de la libre circulation des fluides au sein d’un système vivant, « la loi de l’artère est suprême » (une zone irriguée est le reflet d’un bon fonctionnement)
  • La capacité du corps à produire les substances nécessaires à son fonctionnement (votre corps est une véritable pharmacie intérieure via les hormones).
  • La capacité d’un être vivant à s’autoréguler et à surmonter la maladie (l’homéostasie, le corps humain est en perpétuel chemin vers l’équilibre intérieur et extérieur).

Les déséquilibres, créateurs de blocages

Un blocage, une raideur, une tension peuvent arriver à tout moment, de plus ou moins grande ampleur. Chaque sensation est un message corporel qui répond à une agression. Ces agressions, il en existe de différentes sortes : w

-une agression externe (coup, chute…)

-une agression interne (infection, intoxication…)

-un choc émotionnel non résolu, inhibé par l’organisme (décès, rupture…)

La zone atteinte par cette agression va se protéger en se densifiant et en se rétractant, tirant alors sur les tissus qui l’entourent. Elle correspond à une zone de rétention qui échange nettement moins avec son environnement.

Aussi, on peut noter une modification de la texture du tissu musculaire et de la peau, une modification des échanges vasculaires avec les autres tissus (mauvais drainage) et une modification des fonctions viscérales (sécrétions, absorptions) et autres fonctions végétatives (système nerveux involontaire).

Pourquoi consulter ?

Ces multiples agressions peuvent, dans la vie d’un individu, créer des symptômes, qui vont pousser le patient à consulter. Nous pouvons retrouver plusieurs indications prédominantes qui s’inscrivent dans les troubles fonctionnels. A la différence des troubles organiques, comme une phlébite, qui constitue une contre indication formelle à la pratique ostéopathique:

Troubles fonctionnels musculo squelettiques : cervicalgies, dorsalgies, lombalgies, torticolis, lumbagos, névralgies (d’Arnold, cervico-brachiales, intercostales), cruralgies, sciatalgies, pubalgies, entorses, tendinites, bursites, capsulites, maux de têtes d’origine mécanique (coup du lapin), plagiocéphalies du nourrisson, suites d’accouchement (forceps, césarienne), fourmillements, scolioses, séquelles de traumatismes (fracture, accidents, chutes).

Troubles fonctionnels viscéraux : otites, asthme, sinusites, bronchites, reflux gastro oesophagiens (RGO), troubles circulatoires des membres inférieurs, hémorroïdes, ballonnements, nausées, flatulences, troubles hépato-biliaires, constipations, côlon irritable, ptôse d’organes, gastrites, douleurs gynécologiques, cystites, stérilité fonctionnelle, énurésie, prostatite, incontinence, troubles du cycles (dysménorrhées, dyspareunie)

Troubles fonctionnels du système nerveux et neuro végétatif: états dépressifs, hyper nervosité, anxiété, stress, troubles du sommeil, vagotonie, sympathicotonie, vertiges fonctionnels, dystonie neurovégétative.

Quelles techniques utilise un ostéopathe ?

L’ensemble des techniques utilisées par l’ostéopathe sont non douloureuses et adaptées en fonction de votre demande, votre âge, vos antécédents, et vos éventuelles contre-indications médicales. 

L’ostéopathe possède toute une caisse à outil de techniques diverses et variées que nous pouvons différencier par :

Les techniques structurelles : ce sont des manipulations qui nécessitent une légère impulsion, pour contrer la résistance sur laquelle appuie le thérapeute. Ce sont celles qui parfois amènent à un « crack », signifiant l’éclatement d’une petite bulle d’air présente dans l’articulation mobilisée. Ce sont des manœuvres douces et non douloureuses, néanmoins si la technique est inconfortable n’hésitez pas à en faire part à votre praticien, il s’adapte.

Les techniques viscérales : ce sont des techniques portant sur les viscères abdominaux, thoraciques ou pelviens. Ils sont intimement liés au reste du corps (bassin, lombaires, côtes…). Cela nécessite des appuis sur des plans de glissements entre viscères pour redonner du mouvement ou étirer des structures spécifiques (cicatrices post opératoires, ligaments). Ces techniques peuvent être légèrement sensibles ou inconfortables, mais elles ne sont pas douloureuses.

Les techniques crâniennes : chaque os du crâne est articulé avec son environnement par des sutures. Ces sutures permettent des micro mouvements/déformations. Ainsi, les techniques visent à redonner du mouvement aux pièces osseuses, aux muscles crâniens et aux ligaments.

Les techniques tissulaires ou fonctionnelles : ces techniques agissent sur des tissus bien précis : les fascias, qui enveloppent tous les autres tissus du corps (muscles, nerfs, artères…). Ce sont des manipulations douces qui nécessitent une écoute palpatoire fine, peuvent parfois être un peu longues (le thérapeute respecte le rythme des tissus de chaque patient) et un diagnostic tissulaire méticuleux.

Prévention et complémentarité

Pour finir, l’ostéopathie est une médecine qui tend à être préventive en plus d’être curative. En effet, le suivi et l’accompagnement du patient est primordial. Ce dernier doit être acteur de sa santé, comprendre les tenants et aboutissants de son parcours de santé, prendre conscience de ses déséquilibres. La finalité étant l’autonomisation.

Aussi, et pour conclure, l’ostéopathie est une médecine complémentaire qui s’inscrit dans une approche pluridisciplinaire, avançant main dans la main avec les autres professions de santé, et qui ne saurait se restreindre à résoudre la problématique d’un patient, seule.

Vincent Vuillermoz Ostéopathe D.O, Espace Santé les Arches du 7e – Lyon 7